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1 Août 2018

« C’est quelque chose d’incroyable à vivre… »

Alain Simac-Lejeune est depuis quelques années un adepte des « petits » défis aquatiques. Il y a quelques mois, il inscrivait à son palmarès le record de la plus longue distance parcourue en bassin de 25 m (102,134 km) et par la même occasion celui de la plus longue durée de nage (48 heures). Des petits défis en somme…

Alors quand l’idée de traverser la Manche et de rejoindre le cercle restreint des 22 français ayant réussi l’exploit lui traverse l’esprit, le projet prend vite forme. D’autant que 3 amis le rejoignent très vite. Vincent Leblond, Gilles Grabski et Frédéric Romera finissent de composer l’équipe, et le record du monde de la traversée en relais détenu par des Brésiliens depuis 2011 en 8 heures et 22 minutes vacille. Tous sont nageurs d’eau libre et habitués à faire beaucoup de sorties en lac plusieurs fois par semaine pendant lesquelles ils apprécient nager au contact de la nature. Frédéric et Alain ont d’ailleurs déjà remporté plusieurs Open Swim Stars Harmonie Mutuelle, des événements qu’ils apprécient particulièrement par « le caractère grand public qu’ils retrouvent beaucoup moins dans la plupart des autres courses d’eau libre ».

La validation d’un tel record nécessite toutefois de s’inscrire au moins 2 ans avant l’échéance. Mais dans leur cas, un pilote accepte de les accompagner et leur propose une date tout juste… 8 mois avant. Les délais de préparation sont serrés et le créneau proposé difficile car tôt dans la saison, période où les conditions ne sont pas optimales pour battre un record.
Qu’à cela ne tienne, le compte à rebours est lancé. 8 mois à s’acclimater au froid. « C’est une grosse préparation physique ainsi qu’un encadrement pointu pour assurer la sécurité sur les lieux qui sont obligatoires pour mettre toutes les chances de réussite de notre côté. Je continue mon acclimatation en effectuant des bains d’eau froide entre 8 et 11°c durant 20 minutes et je nage à Miribel Jonage (lac de l’agglomération lyonnaise) une heure dans une eau à 9°c » déclarait Frédéric quelques temps avant la tentative.

La distance minimale théorique est de 34 km mais avec la gestion des marées et des obstacles, elle varie plutôt entre 40 et 50. Qu’importe, le 8 juillet, ils ont rallié Douvres au Cap Gris Nez en 10 heures et 18 minutes. Trois heures à nager à contre-courant les ont privés du record. Alain Simac-Lejeune conclura pourtant : « C’est quelque chose d’incroyable à vivre ». Un grand bravo à eux ! Et parions qu’ils n’en resteront pas là.

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